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[Test] Like a Dragon : Infinite Wealth

Le 25 janvier dernier, Sega a sorti le dernier jeu de la saga Yakuza – Like a Dragon: Infinite Wealth sur PlayStation 4, PlayStation 5, Microsoft Windows, Xbox One et Xbox Series.

Avant toute chose, il convient de remettre les choses dans leur contexte : Like A Dragon est le nouveau nom donné à la licence Yakuza depuis Yakuza : Like A Dragon sorti en 2020 par le studio Ryû ga Gotoku, c’est un retour aux sources mais aussi une rupture dans licence qui, historiquement, se faisait appeler Yakuza. Ceci n’est bien évidemment pas le fruit du hasard, puisque les derniers épisodes de la franchise se concentraient sur le démentelement des grandes organisations yakuzas emblématiques de la licence, renvoyant les yakuzas à une ère passée et en profitant, au passage, pour changer de protagoniste en installant le fantasque Ichiban Kasuga en lieu et place de l’iconique Kiryu Kazuma. Le changement ne s’arrête pas là, puisque cette nouvelle appellation pour la franchise installe aussi un nouveau gameplay, on ne parle plus d’un jeu d’action, mais d’un J-RPG pur et dur !

L’histoire : quand deux dragons décident de faire équipe

Kiryu Kazuma et Ichiban Kasuga, la légende et son digne héritier

C’est donc dans cette lignée que sort Like a Dragon : Infinite Wealth, qui est une suite directe de Yakuza : Like a Dragon, puisque l’histoire se déroule 3 ans après les évenements de ce dernier. On retrouve donc Ichiban Kasuga, héros proclamé de Yokohama, désormais employé de Hello Work, qui essaie de filer un coup de main à quelques pauvres yakuzas qui essaient de se réinsérer dans la société civile, dans l’infinie générosité qui le caractérise si bien. Pour éviter de spoiler, tout ce qu’on peut vous dire, c’est que de fil en aiguille, vous serez amenés à quitter (enfin !) le Japon, pour aller faire un tour du côté de… Hawaï ! Et une fois sur place, les circonstances feront que vous partirez à l’aventure en compagnie du personnage qui a porté cette franchise jusqu’ici : l’homme, la légende, le Dragon de Dojima, je parle bien sûr de Kiryu Kazuma. Si de manière implicite, Ichiban Kasuga reprenait le flambeau dans l’opus précédent de la série, rien dans l’histoire ne l’avait vraiment concrétisé. Like a Dragon : Infinite Wealth corrige le tir en vous embarquant dans une aventure, où notre protagoniste croisera le chemin de Kiryu Kazuma pour justement préparer ce passage de flambeau en bonne et due forme.

Le gameplay : On reprend les même ingrédients, mais la recette est bien plus aboutie

Le segway, votre fidèle destrier pour arpenter les rues de Hawaï !

Là où cet opus brille, c’est qu’il reprend tous les aspects qui ont fait de Yakuza : Like a Dragon un succès… en les améliorant. Au niveau des combats, le tour par tour à été dynamisé en autorisant des déplacements limités, en donnant lieu à de nombreux bonus de proximité ou encore la possibilité d’utiliser des éléments de l’environnement pour attaquer. Kiryu qui vous rejoint dans vos aventures se voit lui doté d’un système de combat propre au job qui lui est exclusif : Dragon de Dojima. Ce dernier lui permet d’osciller entre trois postures de combat différentes qui changent du tout au tout sa manière de se battre ou de se déplacer durant son tour. Concernant les jobs disponibles, là encore, la liste grandit substantiellement : Les classiques Freelance et Héros seront de nouveau disponibles pour Ichiban, mais ce dernier aura également accès à un nouveau job exclusif : Sujimancien, l’équivalent de dresseur Pokémon, sauf que vos Pokémons en l’occurence, sont des gens très particuliers… Le jeu ajoute également pas moins de dix nouveaux jobs en plus de ceux qui existaient déjà dans l’opus précédent.

Le système de combat se voit donc grandement etoffé, mais ce n’est pas tout, puisque le chantier le plus ambitieux du studio est tout simplement la pléthore d’activités à faire en jeu. La licence est déjà coutumière des mini-jeux, mais cette fois, c’est colossal : entre le système de « Sujimon » qui est une version criminelle de Pokémon et Dondoko Island qui est littéralement un mélange entre Sims et Animal Crossing version Yakuza, le studio a mis le paquet pour proposer d’innombrables activités très réussies qui permettent de donner une durée de vie colossale au titre, loin d’être virtuelle. Là où Yakuza : Like a Dragon pouvait paraître ennuyant à explorer, Infinite Wealth vous dote enfin du plus fidèle des destriers : un segway ! Un atout qui vous permettra de multiplier les aller-retours entre les multiples objectifs à faire sur la carte, car si une chose est sûre, c’est que les complétionnistes seront ravis d’explorer Hawai, Yokohama et Kamurochō de fond en comble. Pour l’anecdote, les développeurs du studio s’étaient amusés de voir que Final Fantasy VII Rebirth qui sort dans quelques jours, proposera aussi de longues chevauchées en segway, belle coincidence !

Une direction artistique et une bande-sonore d’enfer

Goooood moooorniiiiing Hawaï !

Le studio Ryû ga Gotoku nous livre un univers très enrichi, exit les rues de Yokohamo, exit le Japon, direction le soleil et la plage, et c’est très reussi puisque les cartes sont très réalistes : Le studio est allé jusqu’à nouer des partenariats avec des commerçants locaux à Hawaï pour les intégrer dans le jeu. En conséquence, la direction artistique change du tout au tout, exit les néons nocturnes et les ruelles étroites et exigües de Yokohama, ici, c’est palmiers, cocktails et sunset ! La bande-son quand à elle, à cheval entre la dubstep, le métal et les balades au ukelele, sauront vous faire sauter avec justesse de moments épiques, aux moments très émotionnels de l’épisode. Là où le jeu pêche, c’est sur son moteur graphique qui se fait un peu vieillissant et qui n’est pas à la hauteur des ambitions du jeu, ce n’est pas dramatique, mais certains clippings vous feront peut-être grincer des dents.

Conclusion

Like a Dragon : Infinite Wealth est un jeu extrêmement généreux en contenu, qualitatif, et de la facture digne d’un jeu AAA. Après des dizaines d’heures de test, il s’est imposé à nos yeux, comme un potentiel jeu de l’année 2024, du fait des nouvelles ambitions du studio qui a relancé la licence avec brio ! La multitude d’activités de qualité, les « Sujimon », « Dondonko Island » ou les mini-jeux similaires à Taxi Driver qui en amuseront plus d’un ne sont que la cerise sur le gâteau, puisque cet épisode est sans doute le plus abouti de l’histoire de la licence.

La note de la rédaction

Les plus +

– Un gameplay tour par tour très dynamique
– Enormément de jobs pour les personnages
– D’innombrables activités secondaires
– Une durée de vie colossale
– Une direction artistique sympathique
– Une bande-son qui déchire !

Les moins –

– Un moteur graphique vieillissant
– Une histoire parfois déconnectée de ses personnages

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